On a sous-estimé la capacité de Kathleen Kinmont à faire pire que She Wolves of the Wasteland. Elle a en effet participé à Roller Blade Warrior: Taken by Force. Roller Blade Warriors: Taken by Force (quel titre !), c'est Max Pécas qui fait un film post-apocalyptique. Sont au programme acteurs en roue libre (pour des rollers, ça tombe bien), humour gras comme du saindoux et des seins partout.

Jugez plutôt - en vous accrochant bien à vos patins...

Roller Blade Warriors: Taken by Force

Sur une terre dévastée vit un groupe de nonnes appartenant à l'ordre mystique du Roller Blade. Karin Crosse (Kathleen Kinmont) en fait partie. Toute de cuir et de string vêtue, elle doit emmener Gretchen Hope, blonde au pouvoir psychique, chez la mère supérieur Speed. En chemin, Gretchen se fait capturer par une bande d'abrutis dont l'activité consiste à nourrir de jeunes femmes une créature sortie de nulle part. Cette dernière, moche comme un crapaud bubonique, doit manger une captive une fois par semaine sinon elle va faire exploser la mine, ou un truc approximatif.

Oui, c'est assez confus, mais c'est normal car on assiste à du Zen Filmmaking, un concept avant-gardiste de création filmique : il n'y a pas de scénario au moment du tournage. Ni avant et surtout pas après. Au moins On se calme et on boit frais à Saint-Tropez avait une histoire. Et Brigitte Lahaie.

Kathleen sera aidée par des soeurs de son ordre se déplaçant avec très peu d'aisance en patin à roulette. Et pour cause, après un holocauste nucléaire, les routes n'existent plus. Les actrices s'évertuent donc à rouler sur des chemins cabossés en goudron pourri, en gravier, ou même en sable. Autant dire que les séquences en roller sont un appel du pied aux employés du BTP. On ne peut d'ailleurs qu'admirer l'obstination des nonnes à parcourir de leurs essieux grippées les plaines désertiques. Des fois, d'ailleurs, elles utilisent des chevaux, mais Horse Warriors: Taken by Force, ça n'aurait sûrement pas plus à la SPA...

Roller Blade Warriors: Taken by Force

Dans She Wolves of the Wasteland, les affrontements étaient déjà pachydermiques et ampoulés, ici ils atteignent une espèce d'acmé dans le ridicule. Ça fleure le surréalisme et l'onirisme, comme dans ces rêves où l'on se déplace au ralenti dans de la colle UHU. Kathleen n'est définitivement pas une experte du kung-fu. Mais elle demeure une assez distinguée ambassadrice de la mode post-apocalyptique.

Roller Blade Warrior: Taken by Force est le deuxième volet de la série de Donald G. Jackson sur le roller du futur. Si on a le courage et qu'on prend de la drogue, on pourra éventuellement visionner les autres épisodes.

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