Halloween est toujours une période privilégiée pour approfondir notre culture cinématographique. Et cette année ne déroge pas à la règle, avec la grande Elvira elle-même qui fait son retour télévisé pour quelques nuits de soupe aux deux citrouilles et aux navets. Copieux. Ou indigeste...

Parmi les films présentés lors de son show 13 Nights of Elvira, nous nous sommes plus particulièrement intéressés à Hobgoblins. Et c'est tant mieux ! Très hypothétiquement inspiré par Gremlins et Critters, Hobgoblins nous conte l'invasion d'horribles créatures. Sauf qu'il y a très peu de créatures (quatre), très peu de protagonistes et encore moins de lieux à envahir.

les bestioles...

Tout commence avec deux gardiens de nuit qui font leur tournée dans des studio de cinéma. Dans une pièce il y a un coffre-fort qu'il ne faut pas approcher, nous annonce le plus vieux des gardiens, boiteux et lent comme une carpe, ce qui rend d'ailleurs les nombreux déplacements dans les couloirs particulièrement frénétiques.

Evidemment son jeune et stupide acolyte n'écoute pas ses conseils si avisés ; ni ses avis si conseillés d'ailleurs. Il entre dans le coffre fort et subit les assauts psychiques des petits monstres du titre : les hobgoblins ont le pouvoir de réaliser les fantasmes des humains, et quand ces derniers sont immergés dans leurs rêves les plus fous, les ignobles bestioles les attaquent, et les tuent. Concrètement, le jeune gardien se lance dans un numéro d'air singing, imite quelques piaillement pop en gesticulant avec entrain, et finit par se faire arracher la gorge par un hobgoblin aux oreilles sensibles.

les bestioles...

Du coup, un nouveau gardien doit être engagé, et celui-ci, malgré les mêmes conseils ouvrira à nouveau le coffre et va libérer les affreuses créatures qui vont semer la terreur dans "toute" la ville : chez l'inconscient gardien, dans une pauvre voiture et dans un bistrot ringard, pour un final très, mais alors très attendu.

Hobgoblin est moche et ennuyeux de bout en bout. Les personnages sont particulièrement idiots : un militaire et sa copine chauds lapins, un fan de téléphone rose, et la petite amie du héros frigide comme un frigo. Heureusement d'ailleurs qu'elle sera soumise à l'influence des créatures et laissera ainsi s'exprimer ses désirs les plus fous en poussant la chansonnette. On se demande d'ailleurs si le film ne sert pas uniquement de remplissage entre quelques tristes morceaux musicaux.

On retiendra particulièrement une baston au râteau à radis ratée - il y a pas de radis dans le film, mais ça sonne bien - et... bin non rien d'autre.

les bestioles...

Et Elvira dont tout cela ? Ben elle intervient de temps en temps en vignette pour exprimer son ennui ou tout autre jeu de mot particulièrement pourri, mais très distrayant.

Extrêmement brutal pour nos petits yeux, Hobgoblins a probablement été létal pour nos autres sens, et surtout notre sens critique. Mais on s'est bien marré quand même !

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